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L’importance d’être bien chaussé

L’importance d’être bien chaussé

Les pneus d’hiver mis à rude épreuve

Vous pensez faire une bonne affaire en conservant vos pneus d’hiver usés cet été? Vous pourriez regretter ce raccourci.

Depuis 2008, au Québec, tous les automobilistes sont tenus de chausser leur voiture de pneus d’hiver de décembre à mars. Pour éviter les démarches de changement de pneus, certains sont tentés de conserver leurs pneus d’hiver tout l’été. Pourtant, des études réalisées par des instances publique et privée ont démontré le caractère dangereux de cette pratique.

En effet, CAA-Québec a réalisé des tests à ce sujet au centre PMG Technologies de Blainville. Lors des épreuves, le soleil rayonnait et le mercure s’élevait à 20 degrés, alors que l’on sait qu’il peut grimper beaucoup plus haut en plein mois de juillet et d’août.

Les experts ont donc réuni les éléments nécessaires pour l’examen : une voiture dotée de pneus d’hiver et une autre de pneus quatre-saisons, une piste sèche et une autre mouillée, puis un conducteur expérimenté. Une fois les essais amorcés, un constat s’est clairement imposé.

20 mètres de plus pour s’immobiliser

En ce qui concerne le test d’évitement, les résultats ont été éloquents. Sur asphalte sec, les pneus quatre-saisons ont tenu le coup même lorsque la manœuvre a été accomplie à 85 km/h. À pareille vitesse cependant, les pneus d’hiver ont provoqué une perte de contrôle. Déjà qu’ils avaient commencé à faire sentir de l’instabilité à 50 km/h.

Sans surprise, les limites sont arrivées plus rapidement sur asphalte mouillé, et ce, pour les deux types de pneus. Dès 50 km/h, les pneus d’hiver se sont montrés instables. Les pneus quatre-saisons, eux, ont profité d’une marge de manœuvre jusqu’à 75 km/h.

Au test de freinage, les pneus d’hiver ont, là encore, prouvé qu’ils ne font pas bon ménage avec le bouillant bitume. Sur asphalte sec, et à des vitesses variant entre 50 et 100 km/h, ils ont mis en moyenne 10 % plus de distance pour s’immobiliser, contre les pneus quatre-saisons.

Sur asphalte mouillé, les résultats sont pires encore : à 100 km/h, les pneus d’hiver ont exigé jusqu’à 20 mètres de plus que les pneus quatre-saisons avant d’en arriver à un arrêt complet.

Retirer ses pneus d’hiver : plus tôt que tard

Distances de freinage plus grandes, manœuvres d’évitement plus difficiles, pertes de contrôle qui surviennent plus tôt… Êtes-vous convaincus que les pneus d’hiver représentent un danger lorsqu’utilisés l’été? Non? Alors, un dernier argument : de par leur composition, les pneus d’hiver se débarrassent moins bien de la chaleur que les pneus quatre-saisons. La pression y grimpe donc davantage avec, pour conséquence, des risques d’éclatement plus importants.

C’est pourquoi il est recommandé de retirer ses pneus d’hiver plus tôt que tard à l’approche du réchauffement printanier, surtout si ces pneumatiques ont encore suffisamment de profondeur de semelle pour la prochaine saison froide.

Au passage, sachez que CAA-Québec ne recommande pas d’entamer un hiver avec des pneus dont la semelle fait moins de 6/32 de pouce. Cela dit, la marque légale indiquant qu’un pneu est « fini » est de 2/32 de pouce. Un pneu d’hiver neuf dispose généralement d’une semelle de 13 ou 14/32 de pouce.

Le mercure joue au yoyo?

Un point qu’on ne répétera jamais assez : les variations du mercure influencent la pression des pneus et, par conséquent, la consommation d’essence. A-t-on besoin de rappeler qu’un pneu sous-gonflé entraîne une consommation superflue de carburant, n’offre pas la tenue de route optimale et s’use prématurément?

Voilà autant de raisons pour que, lorsque mère Nature souffle le chaud puis le froid, l’on vérifie régulièrement la pression de ses pneumatiques – et qu’on la corrige lorsqu’elle ne respecte pas le niveau recommandé par le fabricant.

À ce dernier effet, consultez l’étiquette généralement apposée sur le cadre de la portière du conducteur (ou parfois à l’endos du volet du bouchon d’essence) pour connaître la pression de gonflage recommandée.

L’ABC du pneu d’hiver bien entreposé

Un dernier point : une fois retirés, les pneus d’hiver doivent être entreposés dans un endroit sec et frais, à l’abri de la chaleur du soleil et des sources électriques. Si les pneus sont laissés sur les jantes, on amène chacun à une vingtaine de livres de pression et on les place en position couchée, les uns sur les autres. Attention : une pile de quatre pneus (pas plus) ne doit pas servir d’étagère. Et cette pile devrait être le plus possible à niveau.

(Guideautoweb)

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